Pas si facile que ca de traverser la baja…
Bon, c’est sur, San Felipe, c’etait joli tout plein, campings, plages, une sorte de paradis terreste, mais apres, il a bien fallu la rejoindre, la route principale. On commence par 90km peinards, histoire de rejoindre Puertecitos, charmante petite bourgade, eau azuree, petite crique comme dans les reves… on en redemanderait!
Seulement voila ; ensuite, c’est 135km de piste qui nous attendent. Equipes de grosso-modo 10 litres d’eau, on se lance au petit matin. Des les premiers metres, les choses sont claires… on a pas fini de rigoler. Par une chaleur oscilllant entre 35 et 45 degres (et ne demandez pas si c’est a l’ombre… il n’y a pas d’ombre), on pousse nos velos. Ca monte dans les cailloux, ca redescend dans le sable. Les paysages, Dieu merci, sont a la hauteur des efforts. L’eau est d’une purete limpide, et le paysage parseme d’iles volcaniques est a la hauteur des plus belles photos d’agence de voyage.
Occasionellement, on croise un pick-up amexicain, categorie de population vivant dans le coin, a savoir des americains retraites. Sideres, ils nous offrent un peu d’eau tiree de leur frigo. Philipp se fait el champion du quemandage d’eau Plus loin, on croise un ou deux campings desaffectes. L’effort est consequent. Le soir, on s’arrete sur une plage, bord de l’eau et quelques maisons amexicaines. On nous obtient un peu d’eau et des indications sur le lendemain. Ce sera la meme chose. On decouvre le concept de washboard, piste completement defoncee par les 4×4. Les gens du coin n’en reviennent pas. Ils peinent dans leurs voitures, et on est a velo, avec 50 kilos de bagages. Les routes sont defoncees notamment par la Baja1000, course automobile du genre paris-dakar ou autre plaisanterie du genre… Je pense a Renaud.
Le lendemain, on se met en route a 7h, et il fait deja chaud… tres tres chaud. Heureusement, 20km plus loin, on arrive a une petite crique idyllique ou un Mexicain malin a monte une sorte de maison de retraite amexicaine, avec… supermarche. On est toujours aussi perdu, mais on a de l’eau, du coca, bref, le bonheur. Dorenavant, la piste ne va aller qu’en s’ameliorant… c’etait vrai.
Il nous a fallu un peu plus de deux jours pour rejoindre la route. 135 km a une vitesse moyenne de 7,5km/h. On a du pousser nos velos sur une dizaine de km, la route etait vraiment trop defoncee… dur dur dur. L’environnement etait pas tout a fait accueillant, et le soir, dans la tente, j’avais de la peine a penser a autre chose qu’aux deux serpents a sonnettes tendrement enlaces au milieu de la piste. Philipp, lui, les serpents, il les prend, il les retourne et il les fume.
En attendant, le jeu en valait la chandelle; mais si vous voulez vous rendre par la-bas, prenez un 4×4, ou au moins un velo tout suspendu. Mes fesses hurlent a la mort, mon dos est defonce, que du bonheur les voyages… Le bitume est exquis disait Cingria… J’abonde dans son sens, j’ajouterai, avec Renaud, que je suis amoureux de Paname, du beton et du macadam… et a priori, c’est pas Philipp qui me contredira.

















Hein? Quoi? Comment? C est qui Paname???
Pis t es complétement sonné de prendre des photos de si près de ces réptiles à clochette!!!
ouloulou
bon ben moi je comprends pas très bien votre itinéraire mais je suis un peu comme Amélie, rigolez pas trop avec les serpents à sonnettes…ils sont rapide et dangereux!!!
Sinon, on a l’impression depuis ici que vous êtes plutôt content et heureux de votre début de périple. Bonne suite et à la prochaine
Papa
Ayant commencé ce soir à vous “suivre”, comme j’ai suivi Sara Orcasitas pendant 18 mois dans son voilier entre Sydney et Bilbao, je suis très avide d’aventures lues et me réjouis de revenir un de ces 4 pour en apprendre plus.
D’acc avec Papa, les crotales, c’est de la crotte. Quant à la chaleur, autant s’y faire d.q.p., vous n’êtes pas encore au bout.
Bonne continuation, on vous admire et on se régale de la galerie de photos
Bisous - Geneviève
salut salut
bon alors mtnt vous allez chercher sof au panama et vous vous grouillez d rentrer passque moi j m emmerde à bosser au froid ici sans vous et en plus y a yotte qui fait rien qu’à m’embêter (quel cretin ), et j sais pas quoi faire à nouvel-an et écrire un mémoire c’est chiant et chui tout seul dans mon grand lit ouin!
bon jdéconne, profitez à fond. ici c’est la fête, le jazz11 était monstrueux, entre autres. et habiter tout seul c’est l pied jme balade à poil tout l temps chez moi, et la vie est belle nom d’une pipe, profitez profitez!
gros becs
Impressionnant!!!!!!!!!!!!!! La souffrance fait partie de l’aventure et contribue au bonheur (après!).
Hebet Sorg! (vom Mami und au e chli vom Papi)
ah quand même ça commence!
C’est romantique comme lecture. De la sueur et de l aventure. C’est ça qu’ils veulent les jeunes.
Colon
Ah, ben ça me rassure que vous profitiez aussi un peu de l’été indien! Parce qu’on transpire ici. CHECK-POINT AGUA!!!
un ptit coucou de Tokyo! ici je pense bien à vous, ce weekend ya un salon du vélo à tokyo! sinon ça me fait bien marrer de regarder vos grands espaces depuis nos 17mcarrés!!!
roulez bien!
je suis super heureue pour vous mes ptits poulets poilus…michel ça me fait monstre plaisir de voir que tu portes mon bracelet et je suis fière fière d’être une de vos amies…bisou et prenez soin ‘un de l’autre
Bon, c’est bien joli tout ça, mais elle est où la buvette, Philipp?! Rousset c’était vraiment le Club Med à côté de vos aventures, et vos serpents à sonnettes sont un peu plus impressionnants que la couleuvre qu’on a croisée avec Sophie…. J’espère que la photo a été prise avec objectif quand même!
Sinon, quand tu en auras marre de la piste, y a plein de voies cyclables à Berlin…
Bonne route et soyez prudent!