Me voici donc à Tegucigalpa, capitale du Honduras, jolie petite bourgade d’à peine 1 million d’habitants; autant dire une paille. Il y a eu un bon 1500 mètres de dénivellée quotidienne, une bonne grosse centaine de kilomètres de piste (ma carte a un peu anticipé les cinq ans de travail nécessaire à la finalisation de la route), du vent, de la pluie (bon, ok, trois gouttes), bref, les ingrédients nécessaires à une jolie petite promenade de santé.
Il y a d’abord eu Copan, magnifiques sculptures qui valaient bien le petit écart qu’a si finement observé Pierre. Je me ballade dans cette cité millénaire, m’esbaudit devant les stèles et la finesse du travail maya, et profite un peu des charmes de la charmante “Copan las Ruinas”, petite bourgade de 6000 habitants, touristique certes, mais agréable après le mastodonte Antigua.
Pas le temps de traîner, on m’attend, aussi me remets-je en route dès le lendemain, direction “La Entrada”, au nord, avant de redescendre sur Santa Rosa de Copan, Gracias, La Esperanza, Tegucigalpa, bref, une affaire de rien. le douanier Hondurien avait bien émis quelques doutes sur la finalisation de ce projet dont il avait entendu parler, mais ces doutes avaient été balayés illico par le douanier Guatémaltèque… j’aurai pu flairer l’embrouille quoi.
Jusqu’à Gracias, c’est joli, torride, ça continue de monter et de descendre, mais rien de bien terrible, mes jambes se font au relief local, bref, je continue d’avaler mes kilomètres au p’tit déj sans savoir ce qui m’attend. Parce que dès Gracias, le ton change. La route se fait piste, avant de redevenir route, avant de définitivement devenir piste. Ajoutez à cela que je suis de retour dans les chaînes de montagnes d’Amérique centrale, et que les pentes sont tout à fait comparables à celles du Guatémala ; bref, le calvaire reprend.
mais cela s’avèrera payant; je me retrouve au milieu de nulle part, dans des paysages de toute beauté. mes nuits, je les passerai à la belle étoile, m’émerveillant des brumes matinales, me délectant de cette magnifique nature luxuriante, où les bananiers jouxtent les pinèdes… Du pur bonheur. Surtout que je sais que d’ici une cinquantaine de kilomètres, je serai à La Esperanza, et que dès lors, le bitume devrait reprendre ses droits… Je chantonne Manu Chao, Proxima Estacion: Esperanza, et finis par arriver, au terme de slaloms entres les nids de poule géants. la ville est de totue beauté, tranquillement perchée en altitude, bref, le jeu en valait la chandelle.
Je demande trois fois mon chemin avant de m’engager sur une piste minable qui doit m’amener au bled suivant. Les trois fois la même réponse, j’en déduis que ma carte n’est vraiment pas fiable, et me lance, bon gré-mal gré sur une piste forestière; on s’y fait. Cette fois, ce seront 40 kilomètres dans les montagnes sauvages; sans croiser personne, hormis… trois policiers lourdement armés, au moment où je m’apprête à retrouver le bitume. ceux-ci m’apprennent que ce chemin est éminemment dangereux, rempli de bandits, et me demandent pourquoi je n’ai pas pris… la route. Humour hondurien je suppose, que celuid es trois rigolos pourtant choisis au hasard sur une centaine de mètres.je dormirai dans une station-service en construction, à côté du village, et finalement, je dormirai assez bien.
Le lendemain, aujourd’hui, je doute d’arriver à Tegucigalpa, mes jambes en ont un peu marre du rythme que je leur impose quotidiennement. Finalement, vers 13h00, les encouragements d’un vigile me décideront, vas-y, c’est à côté… 60 kilomètres plus loin, 1000 mètres de montés, m’y voici enfin. bilan du jour, 2300 mètres de montée, et 135 kilomètres en plus au compteur; rendez-moi mes plaines mexicaines…
















Non mais t’es taré quand même ! (nb de kil, nb de montées, état des routes)
Enfin, à deux jours d’un exa, à fond dans les révisions, ca fait bien rêver tout ca.
Hola Michel, contente de te relire et de savoir que tout est ok pour toi!
Je suis rentrée le 9 de la Havane après avoir passé 3 semaines superbe.
J’ai déjà mon billet pour fin mars…..
Pourquoi roulez comme un loco…. ménage tes jambes, ton corps, ta tête,et pense toujours à l’EAU !!!
Je t’embrasse fort et pense à toi. Pakita
hey mimi, le régime clopes coca, y a que ça de vrai. la dernière photo fait vraiment envie (vraiment), ça à l’air tellement trash. merci pour la carte postale.
Wou… Derrière mon ordi je t’envie d’être en plein nature avec la liberté de la petite reine.
Je te souhaite encore plein de bonheur pour la suite. Te lire me remémore de bien belle sensations et j’ai bien de la peine à rester le cul sur ma chaise.
Bises
Lauriane
Houhouuuu! je peux enfin te lire et te suivre!!!! quel plaisir!!! je passe des heures à rattraper mon retard (c’est quand même beaucoup plus intéressant que les formes de récits courts au Moyen Age…hem..), je fais ta route à l’envers, quel bonheur! ça donne des ailes; même les collocs elles sont envieuses, y’en a une qui se décide bientôt pour un voyage en Amérique latine.. hihi!
Tes photos sont magnifiques et c’est vraiment agréable de te lire.
Je t’embrasse fort grand frère, des petits bisous glacés de Bruxelles!
ciao mon grand, je fais un petit copier-coller du message à Giv…. le meilleur régime du monde, dès 6h du mat’, 1-2 clopes et quelques grosses rasades de coca, rien de tel pour lancer un cycliste dans son périple quotidien…
et franchement, pourquoi t’avais pas pris la route??! oui oui, sortir des sentiers battus.
tout de bon pour la suite… me réjouis déjà du prochain post! bisoux bisoux
ah oui, merci aussi pour la dernière photo, on aurait presque pu faire la même sur les marches de vélocité! where-the-fuck-is-lausanne-2 litres de coca-petite clope - pas belle la vie!!!!
ride on!
j’ai pensé à toi vendredi avec des gars qui sont descendus à ski jusqu’en ville de Sion…
prends soin de toi!