Copan, Honduras

par Michel, 6 janvier 2009 :: Guatémala, Honduras

D’Antigua, je m’offre une ballade sur le volcan Pacaya, 2500 m. d’altitude. L’occasion d’admirer de près (très près) la lave en fusion; impressionnante promenade, qui me rappellent les photos aperçues chez Nadine et Martin, il y a deux mois en Baja Californie… marrant d’être là. Au retour, je tombe sur Sébastien Schnyder et Noémie, d’Yverdon (bon, c’était pas complètement un hasard, mais quand même…). Une bonne bière histoire de se rafraîchir après toute cette chaleur…

Volcan Pacaya

Deux jours à Antigua suffiront à me convaincre que cette ville, charmante au demeurant, n’a pas grand chose à offrir que je n’aie vu. Un marché sympa. des échoppes à touristes, un emplacement magnifique, et des prix doublés par rapport au reste du Guatémala, ça se résume à ça grosso-modo, mais agréable de se noyer dans les touristes quelques jours… et de se couper les cheveux, he he.

Coupe court

Je repars donc, une bonne petite côte pour me rappeler que mes jambes existent, 500 m. grosso-modo, une descente, 15 km. de plat, et là, LA côte, une pente de fou furieux qui me fait hurler de douleur; l’impression de ne jamais arriver en haut, 600 m. sur quelques kil., à peine quelques replats pour reprendre mon souffle, et me voilà à Santa-Elena-je-sais-plus-quoi. Et illico, je redescends… pour mieux remonter, du bonheur ce Guatémala.

Je m’arrête sur la panaméricaine, à Barberena, 10 km. avant Cuilapa, ville de bord de grande route sans aucun intérêt. Je me nourris… mal. Le soir même, l’estomac qui gargouille,. je cours trois fois aux toilettes avant de m’endormir, me réveille à 05h00… les joies d’une bonne petite tourista. La journée, je la passerai sans jus, rien sous la pédale, et ce putain de Guatémala qui arrête pas de monter… Je finis par accepter l’aide pharmaceutique, ercéfuryl s’avère radical. Le soir, je me couche à 17h00 dans la montagne… dormirai jusqu’à 05h30, réveil par les travailleurs… 05h00, c’est l’heure normale pour commencer à travailler dans le pays semble-t-il.

Coucher de soleil sur le Guatémala

Si l’énergie fait encore défaut, je me sens tout de même en forme; je monte, descends, remonte laborieusement, mais tout se passe relativement bien. À une trentaine de kil de la frontière, le pompistye me demande si je vais jusqu’à Copan. Devant mon air dubitatif, il me rétorque illico: “Es muy circa y muy plato”. Je lui réponds que dans ce cas, effectivement, qui sait… ça vous paraît plat sur la photo?

Adieu Guatémala

Je le maudirai durant les 30 kil. suivant, tandis que je me promène sur une route qui ne fait QUE monter et descendre… L’humour guatémaltèque, j’vous jure. Enfin, je finis pourtant par arriver à la frontière, demandant aux douaniers si ma présence les indispose pour la nuit. Ces derniers m’offrent aussitôt quelques tacos et nous passerons la soirée à discuter avec quelques-uns de ces changeurs de monnaie qui pullulent aux frontières et les douaniers. Le hondurien (et non pas lémurien) me donne quelques conseils sur la route à suivre. Illarant de regarder une frontière la nuit… L’occasion de méditer sur le Guatémala, pays qui s’est révêlé de toute beauté, coloré, plein de lumières magnifiques, de gens adorables… Moins accueillant que les mexicains, les guatémaltèques auront demandé un peu plus d’efforts de ma part, mais se sont révélés un peuple extraordinaire… L’occasion de chanter avec Manu Chao, “Me gusta el Guatemala”.


Bref, me voilà au Honduras. Aujourd’hui, réveil à 05h00, j’avale dans la moiteur du petit matin les 10 kil. qui me séparent de Copan, et me voilà à-côté de ce site mythique. J’ai dédaigné Palenque et Tikal, l’occasion d’aller voir quand même quelques unes de ces vieilles pierres; je me réjouis.

4 commentaires à “Copan, Honduras”

  1. 1 Mme Klee, fan de volcans dit, le 6 janvier 2009 @ 16:46

    Magnifique la photo du Pacaya, je ferai bien le “détour” depuis Cugy où j’habite pour me régaler de la vue de ces coulées.J’ai déjà vu plusieurs volcans (c’est ma passion), et cette prise de vue est presque vivante ! manquent le bruit et la chaleur….. Bonne route !

  2. SALUT Michel!!!!!!

    Quelle joie de recevoir ta carte postale ce matin!

    Alors, je tiens à te préciser que je n’ai bien entendu pas oublié ton anniversaire mais que c’est ton adresse e-mail que j’ai oublié…. Donc avec un peu de retard, bon anniversaire, joyeux Noël et Bonne année.
    Je suis contente de pouvoir suivre ton périple maintenant et ainsi avoir des nouvelles fraiche de ta part.

    Néanmoins, si tu pouvais me redonner ton adresse email pour que je puisse t’annoncer une nouvelle assez marrante.
    Je t’embrasse fort et me réjoui de pouvoir te suivre.
    Gros becs mon Michel.

  3. ciao mon beau,

    putain t’es tout sec, joues creusées, tu me rappelles presque un Valaisan alias #07!!!!

    magnifique les photos, magnifique le Mezcal, j’arrive bientôt à l’étape du vers solitaire qui goge au fond!

    j’espère que tu as ta dose de montée grand chef!!! bonne route

    bisoux

  4. Je tape les noms de bled de ton blog sur googlemap, et me retrouve avec vrai parcours d’Alley Cat.. Mais pourquoi diable descendre depuis Antigua jusqu’à Cuilapa, pour tout remonter ensuite vers Copan.. En tout cas chapeau pour tirer des distances pareilles en quelques jours dans ces montagnes! Chebere, ça doit être beau!

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