Archives pour 'Guatémala'

Copan, Honduras

Ecrit par Michel en section Guatémala, Honduras

D’Antigua, je m’offre une ballade sur le volcan Pacaya, 2500 m. d’altitude. L’occasion d’admirer de près (très près) la lave en fusion; impressionnante promenade, qui me rappellent les photos aperçues chez Nadine et Martin, il y a deux mois en Baja Californie… marrant d’être là. Au retour, je tombe sur Sébastien Schnyder et Noémie, d’Yverdon (bon, c’était pas complètement un hasard, mais quand même…). Une bonne bière histoire de se rafraîchir après toute cette chaleur…

Volcan Pacaya

Deux jours à Antigua suffiront à me convaincre que cette ville, charmante au demeurant, n’a pas grand chose à offrir que je n’aie vu. Un marché sympa. des échoppes à touristes, un emplacement magnifique, et des prix doublés par rapport au reste du Guatémala, ça se résume à ça grosso-modo, mais agréable de se noyer dans les touristes quelques jours… et de se couper les cheveux, he he.

Coupe court

Je repars donc, une bonne petite côte pour me rappeler que mes jambes existent, 500 m. grosso-modo, une descente, 15 km. de plat, et là, LA côte, une pente de fou furieux qui me fait hurler de douleur; l’impression de ne jamais arriver en haut, 600 m. sur quelques kil., à peine quelques replats pour reprendre mon souffle, et me voilà à Santa-Elena-je-sais-plus-quoi. Et illico, je redescends… pour mieux remonter, du bonheur ce Guatémala.

Je m’arrête sur la panaméricaine, à Barberena, 10 km. avant Cuilapa, ville de bord de grande route sans aucun intérêt. Je me nourris… mal. Le soir même, l’estomac qui gargouille,. je cours trois fois aux toilettes avant de m’endormir, me réveille à 05h00… les joies d’une bonne petite tourista. La journée, je la passerai sans jus, rien sous la pédale, et ce putain de Guatémala qui arrête pas de monter… Je finis par accepter l’aide pharmaceutique, ercéfuryl s’avère radical. Le soir, je me couche à 17h00 dans la montagne… dormirai jusqu’à 05h30, réveil par les travailleurs… 05h00, c’est l’heure normale pour commencer à travailler dans le pays semble-t-il.

Coucher de soleil sur le Guatémala

Si l’énergie fait encore défaut, je me sens tout de même en forme; je monte, descends, remonte laborieusement, mais tout se passe relativement bien. À une trentaine de kil de la frontière, le pompistye me demande si je vais jusqu’à Copan. Devant mon air dubitatif, il me rétorque illico: “Es muy circa y muy plato”. Je lui réponds que dans ce cas, effectivement, qui sait… ça vous paraît plat sur la photo?

Adieu Guatémala

Je le maudirai durant les 30 kil. suivant, tandis que je me promène sur une route qui ne fait QUE monter et descendre… L’humour guatémaltèque, j’vous jure. Enfin, je finis pourtant par arriver à la frontière, demandant aux douaniers si ma présence les indispose pour la nuit. Ces derniers m’offrent aussitôt quelques tacos et nous passerons la soirée à discuter avec quelques-uns de ces changeurs de monnaie qui pullulent aux frontières et les douaniers. Le hondurien (et non pas lémurien) me donne quelques conseils sur la route à suivre. Illarant de regarder une frontière la nuit… L’occasion de méditer sur le Guatémala, pays qui s’est révêlé de toute beauté, coloré, plein de lumières magnifiques, de gens adorables… Moins accueillant que les mexicains, les guatémaltèques auront demandé un peu plus d’efforts de ma part, mais se sont révélés un peuple extraordinaire… L’occasion de chanter avec Manu Chao, “Me gusta el Guatemala”.


Bref, me voilà au Honduras. Aujourd’hui, réveil à 05h00, j’avale dans la moiteur du petit matin les 10 kil. qui me séparent de Copan, et me voilà à-côté de ce site mythique. J’ai dédaigné Palenque et Tikal, l’occasion d’aller voir quand même quelques unes de ces vieilles pierres; je me réjouis.

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Antigua

Ecrit par Michel en section Guatémala

Certains diront que je mets trop de photots, que je les classe mal, mais il me restait à vous souhaiter une bonne année 2009. Pour ma part, c’est à Antigua que je m’apprête à la fêter…

Le Guatémala s’avère de toute toute grande beauté, les gens rencontrés sur la route ou au petit matin adorables, bref, un endroit de rêve. On aurait pu le souhaiter un peu moins escarpé, les côtes s’apparentant en permanence au Petit Chêne, en plus long. Beaucoup beaucoup plus long. Bilan, les descentes se font à une vitesse maximale de 15 km/h, et lors de la descente sur San Pablo, au bord du lac Atitlan, un fond de jante et une chambre à air me lâchent, sous l’effet de la chaleur…

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Mais qu’est-ce que c’est beau, à en mourir de bonheur. Au milieu des volcan de 3000 m… un lac juché à environ 1600 m. Bref, dfes paysages à couper le souffle. La traversée sur Panajachel me fait craindre la fin du voyage, lorsque la barque s’élève à deux mètres au-dessus de l’eau avant de retomber dans un fracas épouvantable, et ce en permanence pendant une demi-heure, mais le capitaine n’a pas l’air plus inquiet que ça…

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Remontée, puis redescente, puis remontée, et me voilà à Antigua pour Nouvel An… Je vous souhaite une anné pleine de bonheur à vous tous, et vous en faites pas pour moi, il y a foison de touristes pour me tenir compagnie ici…

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Guatemala

Ecrit par Michel en section Guatémala, Mexique continental

Eh oui, m’y voilà à cette première frontière d’Amérique centrale, la deuxième du voyage…

Le noël à San Cristobal s’est avéré de toute beauté, merci à la Posada Mexico et à la joyeuse smala pour les découvertes gastronomiques du monde entier. Pour ma part, c’est rien de moins qu’un de nos célèbres Papets Vaudois que je cuisine, avec un résultat final que n’aurait pas renié topio.ch, merci à eux pour le recette.

Noël à San Cristobal, c’est aussi les souvenirs d’une joyeuse équipe, Fred, cyclonaute en congé forcé après avoir biqué son vélo au Guatémala qui sillonne l’Amérique du Sud depuis deux ans par intermittence (à bientôt peut-être sur la route Fred); Stéphane, bernois en voyage depuis deux mois et demi en Amérique centrale, l’occasion de papoter et de visiter Na Bolom en compagnie; et beaucoup d’autres backpackers tous plus sympas les uns que les autres…

Posada Mexico

Posada Mexico

Et puis une surprise de Philipp, en poste restante, qui arrivera le 26 au matin. Une boîte à savon et un mini trépied pour mon appareil photo; promis, je vais faire l’effort de me photographier, histoire de vous montrer ma frimousse mal rasée…

Et puis le grand départ. Ému par l’hospitalité de l’hôtel, je leur fais cadeau bien malgré moi de mon maillot poste-it (pardon Paul et Raoul… la honte) et roule une centaine de kil. Ca descend, c’est beau, les gens sont sympas. Le soir, je m’arrête après Comitan, à 60 km. de la frontière… l’occasion de mes adieux au Mexique, une rasade de téquila et quelques tortillas devant un coucher de soleil (un peu comme d’hab…).

Mexique

Le lendemain, pas la frite; je roule sans m’arrêter, il fait chaud, humide, moite même, mais heureusement, ca descend (avant de remonter, mais bah, ca descend). Je m’arrête pour un coca, et réalise qu’à force de rouler, je suis:

  • Presque à la frontière
  • Au bord de l’insolation

Je repars aussitôt plus tranquillement, mais ca monte, ca monte même sévère, et c’est là que je me retrouve… à la frontière. Youhou, mais il me manque le tampon de sortie, qui ne se fait qu’à la ville, 5 km. avant et 200 mètres plus bas grossi-moda. Bref, redescente, remontée, Dieu merci plus douce la seconde fois que la première. Je fais bien rire les douaniers, mais bah, on apprend. Notez qu’au Mexique, le visa ne suffit pas, il faut aussi pouvoir prouver qu’on a payé le visa, sans quoi on vous redemandera la somme. Mais dans mon fourretout, je retrouve la quittance, et elle est belle, le temps de me faire arnaquer au taux de change, et me voilà reparti…

Ca monte encore un peu, redescend, puis remonte. Discutant avec un local, j’apprends:

  • Que ca va monter sur 50 kil.
  • Qu’il est inutile de chercher des grandes bouteilles d’eau, ils ne la vendent que par demi-litres… Je décide alors qu’il est temps de commencer l’utilisation de la pompe katadyn, et prends la ferme résolution de ne plus acheter d’eau en bouteilles (enfin, on verra)

Le soir, arrêt dans un Motel de bord de route, après avoir demandé par ci par là à planter ma tente… No way partout, et puis bah, 12.- CHF ne vont pas trop grêver mon budget.

Ca monte encore pas mal le lendemain, ces 50 kil. de montée font travailler mes gambettes; heureusement, prévenu, j’ai laissé à l’hôtel mon cadenas de vélo, l’occasion de grapiller quelques grammes.

Heureusement, c’est beau, trè trè très beau même. Les gens du bord de route sont sympas, ils saluent toujours et de manière internationale, j’entendrai autant de Hola, Adios, Hi, Fuck-you, Que la vaya bien… bref. Les voitures sont correctes, et les bus guatémaltèques beaucoup plus travaillés ésthétiquement que leurs homologues mexicains… ce qui ne les empêche pas d’être aussi assassin qu’eux, vandales.

Guatémala

Et puis j’arrive au sommet, des hauts plateaux de toute beauté, un soleil de plomb qui joue avec le relief, similaire au Chiapas mais bien plus raide, du bonheur…

Guatémala

Je me décide à faire un crochet par Huehuetenango, ville au charme discret, tellement dicret qu’n ne le voit pas, afin d’y faire l’emplette d’un cadenas. Je trouve une aubere bon marché, et savoure la vie guatémaltèque… pas pire a priori.

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